Premier pas..
- Marya PERASTE

- 21 janv. 2021
- 5 min de lecture

Comme promit, je vais vous raconter comment Dieu a utilisé ma vie et par quels chemins je suis passée depuis ma consécration ; et ce n'est pas fini....
Raconter ma vie, hum ! Disons plutôt une partie de ma vie n'a de sens que si cela encourage et édifie, et j'aimerais vous encourager à laisser Dieu vous transformer et vous utiliser. Je vous garantis que c’est là une bien belle aventure. Je vous raconterais chacune de ces aventures au fur et à mesure. Aujourd'hui je vous partage la toute première expérience.
Dans mon témoignage, (ceux qui ne l'ont pas encore lu, je vous y invite à le faire), j'ai dit que jamais je n'ai eu à choisir de faire telle ou telle activité dans l'église, et je le maintiens. Toutefois, ce que je m'apprête à vous raconter ressemble à un choix, mais en réalité, c'est Dieu qui va me pousser à m'engager dans quelque chose que je n'avais pas prévu.
Ma fille était âgée de 2 ans 1/2... Ouille ça ne rajeunit pas :), et souhaitant la voir fréquenter les clubs d'enfants, j'ai assisté à une rencontre parents/monitrices organisée par l'église.
Au cours de cette rencontre, je découvre que les tout-petits ne sont pas pris en charge aux motifs qu'ils sont bien trop jeunes pour les clubs et que par ailleurs il n'y a pas suffisamment d'enfants de cette tranche d'âge pour ouvrir une nouvelle classe.
J'exprime ma déception et mon désaccord en précisant que ma fille est la preuve vivante qu’on peut enseigner à des tout- petits la parole de Dieu, leur apprendre des mini versets, en adaptant simplement l’enseignement, et que si l'Éducation nationale les prend en charge pourquoi pas l'église ?
J’insiste tellement que je fini par agacer une des responsables qui me dit pour clore le débat « écoutes Marya, si tu estimes que c’est bon à faire, fais le toi-même !"
À cette époque j’étais assez impulsive et j’aimais les défis. Sans trop réfléchir, je dis "Ok ! Je veux bien le faire, je veux bien m’occuper de la classe des tout- petits".
Et c'est ainsi que l’église informa les parents qu’une classe pour les tous petits de 2 ans 1/2, 3 ans, déjà scolarisés est dorénavant ouverte.
Sur le chemin du retour, je m’en voulais énormément; me disant que si j’avais pris le temps de la réflexion, je ne me serais pas engagée dans ce travail. Dans quoi je m’étais mise là ?
Je n’étais pas fière de moi mais je n’avais pas d'autre choix que d'assumer puisque je m’étais engagée. Je constatais qu'une fois de plus que j'avais laissé libre cours à mon impulsivité, ma hardiesse. Mais bien plus tard j'ai réalisé qu'à ce moment-là Dieu était aux commandes et qu'il savait très bien utiliser même mon tempérament de feu pour accomplir ses plans.
C’était pour moi un vrai défi à relever car je n'avais aucune expérience à part celle avec ma fille, et j'étais pleine de doute Il ne me restait qu'à implorer Dieu et à lui faire confiance. Après tout enseigner à 3 enfants, au pire 5, ça ne doit pas être bien compliqué, me dis-je pour me rassurer..
Sauf que le mercredi d’après, je me suis retrouvée non pas avec 3, ni avec 5 enfants, mais avec 12 enfants ! Oui 12 ! Je ne m’y attendais vraiment pas. J'étais toute seule et pas préparée pour accueillir autant d'enfants car on m’avait dit qu’il n’y en avait presque pas.
J’avoue avoir été un peu perturbée car la salle n’était pas équipée ; il n'y avait pas assez de petites chaises et pas assez de matériel. Mais Dieu m'a aidé à assurer et j'ai pu malgré tout contenir ce petit monde.

le lendemain matin, je suis allée dans une librairie chrétienne me procurer des livres qui traitent du travail parmi les enfants ainsi que du petit matériel.
Plus le temps passait et plus je prenais plaisir à remplir cette fonction. Mais plus j'étais aussi consciente de mes lacunes. Je me sentais à ma place, je savais que Dieu m'avait lui-même mise là, mais j’avais soif d’apprendre plus pour mieux transmettre la parole de Dieu aux enfants.
Je ressentais un vif désir d'être formée, mais comment se former en Martinique ? Il n’y avait rien à part lire des livres et cela ne me suffisait pas.
À force de recherches, J’ai découvert l’AEE, l’association pour l’évangélisation des enfants, qui proposait une formation pour les moniteurs et monitrices, mais aussi pour devenir cadre pour pouvoir former d’autres personnes intéressées par le travail parmi les enfants. Cette formation sur 3 mois se déroulait en Suisse. Avec l’aide de Dieu qui a ouvert toutes les portes, j’ai pu partir me former dans un cadre idyllique, et vivre une expérience fort enrichissante. C’était juste génial.
Il va se passer quelque chose de très particulier durant mon séjour, mais je vous en parlerai une autre fois.
Ainsi mieux équipée, j'étais beaucoup plus à l'aise dans ma fonction et plus efficace. J’ai pu aussi former à mon tour de nombreuses monitrices, qui venaient d’un peu partout :Morne-rouge, Marigot, Lamentin, Fort de France, Vauclin, et j'en oublie certainement. Je garde un souvenir précieux de tous ces moments avec ces femmes déterminées et tellement engagées dans le travail auprès des enfants. J'en profite pour les remercier encore une fois car elles ont été mes cobayes bienveillants. Elles m'ont beaucoup apporté.
Je vais poursuivre quelques années cette activité, avec d'autres missions en parallèle, puis je vais quitter pour m'envoler vers une autre aventure. À suivre donc...
Ce que je retiens de cette expérience :
- Enseigner aux enfants est une responsabilité qu’il faut prendre au sérieux. Il s’agit de semer dans des âmes encore très malléables et je crois que le verset qui s’applique à ceux qui enseignent concernent aussi les moniteurs, monitrices et responsable de jeunes. Malheureusement ces fonctions sont confiées à des volontaires qui n’en ont pas conscience. On considère encore aujourd'hui l'enseignement des enfants comme un ministère de second rang, or, il est tout aussi important que celui des adultes, voir plus compliqué car de nombreux pasteurs sont incapable de prêcher à des enfants.
- Dieu nous envoie mais il nous équipe pour cela. Il faut accepter de se former, de se laisser transformer par Lui.
- Il faut faire confiance à Dieu. Je n’avais jamais imaginé travailler parmi les enfants. Le jour où je suis venue à cette réunion je n’avais pas l’intention de proposer mon aide, je n'étais pas venu pour cela. Certes, je n’avais pas réfléchi avant de m'engager, et aujourd'hui je ne conseillerais pas trop d'agir comme cela, mais je sais maintenant que ce qui peut sembler être une erreur à nos yeux est justement ce que Dieu va utiliser pour réaliser son plan parfait pour notre vie, si nous restons attaché à sa personne.
- Dieu n’utilise pas la voie droite pour nous conduire, mais souvent des petits chemins parfois douloureux et difficiles pour nous faire grandir. Ainsi il nous teste et nous façonne.
Il va utiliser ma fonction de monitrice pour m’amener sur d’autres chemins.
J'en étais qu'au début de l'aventure, celle qui exige la foi, la persévérance, le courage, mais au cours de laquelle on ne risque pas de se perdre car on a à notre disposition non seulement la seule et véritable boussole, mais en plus le meilleur capitaine, le meilleur pilote, le meilleur guide à savoir DIEU lui même, ou devrais-je dire le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
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