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Oh non !!


On apprécierait tellement une vie constamment calme sans ces effroyables nouvelles qui viennent nous gâcher la vie.


Il y a toutes sortes de mauvaises nouvelles : celles qui nous révoltent, celles qui nous plongent dans la perplexité, le désarroi, et qui nous laissent sans voix, voire qui nous brisent et qui marquent nos vies indélébilement.


La bible relate l’histoire d’un roi qui a dû faire face à une très mauvaise nouvelle. Nous trouvons cette histoire dans 2 Chron 20. 1 à 30

Certains passages bibliques n’ont presque pas besoin de commentaire tant ils sont clairs, profonds et instructifs.

Josaphat, roi de Juda, honore Dieu malgré ses faiblesses. Dieu lui accorde une prospérité telle que la terreur va s’emparer des royaumes voisins qui voudront lui faire la guerre.


Voilà qu’on vient lui annoncer une bien mauvaise nouvelle : plusieurs pays se liguent pour une attaque imminente contre son royaume.

La bible nous dit que Josaphat , quoique puissant, à l’annonce de la nouvelle fut rempli de frayeur.

Surprenant car ce n’était pas un novice en stratégie militaire et il avait à sa disposition une puissante armée aguerrie pour faire face aux dangers. Il avait certes tous ces avantages mais il n’était pas moins homme avec des réactions humaines et des émotions.


Certaines nouvelles, certaines situations peuvent nous plonger dans une grande crainte, nous déstabiliser, nous faire perdre pied. Notre âme peut être mise à mal et notre foi sérieusement perturbée.


Il y a une certaine « culture chrétienne » qui prône que le véritable croyant n’a peur de rien, puisqu’il a Dieu à ses côtés, qu’il doit être fort en toutes circonstances et que c’est douter de Dieu que de laisser libre cours à ses émotions, à sa vulnérabilité.

Pire , ne pas parler de ce qui se passe en nous quand nous sommes au cœur d’une épreuve qui nous laboure l’âme est une preuve de maturité spirituelle.


C'est faux ! archi faux et ce n'est pas biblique car Dieu nous a créé avec des émotions et il ne nous a jamais demandé de les refouler, des les ignorer.

D’ailleurs même Jésus à Gethsémané a connu l’angoisse et dans ce contexte horrible, il dira « mon âme est triste jusqu’à la mort, » (Mc 14.34)


Nous sommes des êtres humains et il est donc normal que nous soyons affolés, perdus, à l’annonce d’une mauvaise nouvelle ou dans une situation particulièrement douloureuse.

Mais ce qui n’est pas normal c’est de rester longtemps, trop longtemps paralysé dans cette situation.

Josaphat eu peur, mais dans sa frayeur il se tourne vers l’Éternel. Voilà la bonne attitude du croyant ; il va chercher du secours auprès de celui qui est vraiment capable de le secourir : L’ÉTERNEL DIEU.


La nouvelle nous met K.O, mais une fois le coup encaissé, nous devons nous relever et nous tourner vers Dieu. Parfois dans la panique nous nous tournons vers nos amis, notre famille, le pasteur. Il n’y a pas de mal en cela, mais gardons à l'esprit qu'ils ne peuvent que nous assurer leur amitié et leur compréhension en priant pour nous et nous entourant d’affection. Celui qui peut tout pour nous c’est L’ÉTERNEL DIEU.


Revenons à Josaphat : dans sa frayeur il invite tout le peuple à prier et montrer ainsi leur dépendance et leur besoin de Dieu. Josaphat sait qui est Dieu.

De l’image que nous avons de Dieu, de ce que nous savons de lui, de notre relation avec lui, dépend notre capacité à réagir face aux coups durs de la vie. Nous flanchons à l’annonce de l’épreuve puis nous nous relevons car nous nous rappelons qui est notre Dieu.


Josaphat va rappeler à Dieu les promesses faites lors de la dédicace du temple de Salomon. Ce texte est puissant, et il peut s’en servir là, dans le besoin. Et nous, que pouvons-nous citer au cœur de l’épreuve ? Connaissons-nous les promesses divines ?


Quand la mauvaise nouvelle arrive, certains subitement se mettent à prier, à lire la bible, à jeûner, à pratiquer ces choses qui jusqu’ici ne les intéressaient pas, comme si c’étaient des formules magiques. Mais ça ne marche pas avec Dieu. Avant tout ils doivent reconnaitre leur négligence, leur suffisance et lui demander pardon.


Nous devons au préalable, en prévention, apprendre à utiliser les armes mises à notre disposition. Imaginez un instant que vous avez un objet qui repousse tout voleur qui voudrait s’introduire chez vous, mais vous n’avez jamais pris soin de lire la notice pour savoir comment l’utiliser. Ce n’est pas une fois qu’il sera à l’intérieur de votre maison que vous allez chercher à comprendre comment vous en servir n'est ce pas ?


Josaphat exprime en toute humilité son impuissance "nous sommes sans force devant cette multitude nombreuse qui s'avance contre nous, et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi"

Voilà l’attitude exacte à avoir dans la difficulté et l’épreuve : reconnaître notre impuissance et GARDER LES YEUX SUR DIEU. Parler ainsi à Dieu c’est reconnaître sa supériorité, c’est lui manifester notre totale dépendance et notre confiance absolue. Et Dieu prend plaisir à cela. Dans l’attitude de Josaphat il n’y a aucune revendication car on ne peut rien commander ou exiger de Dieu, pas même la réalisation d’une promesse. On implore sa grâce c'est tout.

Le regard que nous portons dans l’épreuve détermine la suite.


Le regard de la foi consiste à dire "Seigneur cette situation me dépasse, cette douleur est horrible mais je garde les yeux sur toi. Par la foi, j'arrête de me regarder MOI ou le problème pour te regarder TOI. Car en te regardant Toi, je peux par la foi voir la victoire au bout du tunnel, je peux voir ta main agissante qui travaille en ma faveur. L’autre regard n’est qu’impuissance et découragement".


Ne craignez point et ne vous effrayez point devant cette multitude nombreuse, car ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu. Quelle déclaration époustouflante ! À partir du moment où nous fixons notre regard sur Dieu, il prend notre situation à cœur, et se met immédiatement au travail pour nous ; il s’engage à nous venir en aide. Quel Dieu merveilleux !

"C’est moi qui le ferai ! tiens-toi tranquille je combats pour toi". C’est le rôle de Dieu de prendre tous nos combats à sa charge. Nous l'oublions parfois et hélas nous nous jetons dans une bataille qui n’est pas la nôtre, et qui se solde par une défaite cuisante. Nous cherchons par nous-même des solutions, nous nous épuisons à vouloir gérer nous-même.


L’attitude qui consiste à tout lâcher entre les mains de Dieu paraît compliquée car elle est contraire à notre nature qui a besoin d’agir alors que Dieu nous demande de rester tranquille. Nous avons du mal avec les méthodes de Dieu, qui ne sont pas les nôtres et avec son temps qui n’est pas le nôtre. Mais la foi c’est justement faire confiance à Dieu, à ses méthodes, à son temps.


Josaphat et le peuple sont tellement convaincus de la victoire qu’ils s’inclinent, visage contre terre pour adorer l'Éternel.

Les voilà en route vers le lieu fixé par Dieu, avec des chanteurs qui marchent devant l'armée , célébrant l'Éternel en disant: Louez l'Éternel, car sa miséricorde dure à toujours!

Drôle de départ en guerre ! des chanteurs ? Pff quelle idée saugrenue ! Un vrai chef d’armée n’a que faire de chanteurs dans son armée ; il a besoin d’hommes forts, rompus aux techniques de guerres, des vrais soldats quoi…


C’est que Josaphat sait que la louange au cœur de l’épreuve ou de la difficulté, la louange quand l’âme est en plein désarroi est la clé de victoire. La louange quand tout va bien est facile, mais elle coûte quand elle sort d’un cœur meurtri. Oh que oui ! il faut du cran, beaucoup de courage pour louer Dieu quand tout va de travers, et quand la douleur laboure notre âme.


Mais lorsque nous louons Dieu alors que nous souffrons ou sommes en difficulté nous confessons ainsi que nous appartenons au grand Dieu tout puissant, et que nous voyons déjà par la foi la victoire, la solution car rien, absolument rien ne lui est impossible.


Au moment où le peuple s’avance en chantant des louanges, l’Éternel place une embuscade contre les adversaires de Juda et ils vont tous s’entretuer. Personne ne va échapper.

Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l'Éternel des armées. Zac 4.6


C’est cela, rester en paix et regarder l’Éternel agir pour nous. Le miracle s’opère dans la foi.


Et ce n’est pas fini ; ils vont dépouiller tous les cadavres et trouver d’abondantes richesses et des objets précieux. Ils mirent trois jours au pillage du butin, car il était considérable.

Puis, ils vont s’assembler pour bénir et rendre gloire à Dieu , car l'Éternel les avait remplis de joie en les délivrant de leurs ennemis.


Quelle extraordinaire victoire ! Dieu n'a pas changé ; il veut encore aujourd'hui déployer en notre faveur toute sa puissance et son autorité. Ne passons pas à côté de la manifestation de son amour et de sa puissance par notre incrédulité et notre petite foi. Lorsque nous laissons Dieu faire pour nous il agit puissamment pour nous au-delà de nos espérances. Il se passe toujours quelque chose d’extraordinaire lorsque nous louons Dieu. Ce n’est pas pour rien que l’apôtre Paul nous exhorte à nous entretenir par des psaumes des cantiques, chantant et louant Dieu.


Louer Dieu dans la difficulté c’est aussi infliger à l’ennemi une défaite, lui intimer silence, le faire fuir loin de nous.


Quel que soit ce que tu vis actuellement, je t' encourage à regarder à Dieu et à le louer même si c’est dur, même si tu as plutôt envie de pleurer. Tu sais, il m'arrive à moi aussi de pleurer tout en louant Dieu et c'est dur, mais c'est possible. Mes plus belles victoires ont eu lieu dans les larmes et la louange et tu sais, si tu crois, tu verras sa gloire. Laisse-le se charger de cette situation, ce problème qui te tracasse et qui te trouble et éclates en louange !

Notre Dieu est le Dieu de la victoire et de la délivrance ! Et ce n’est pas seulement une bonne nouvelle, c’est une réalité.


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